Carburants : une station sur deux a déjà baissé ses prix, la baisse va s’étendre

France Fuel Prices Drop After Strategic Reserve Release

La baisse des prix des carburants consécutive au déstockage des réserves stratégiques décidé par le gouvernement est en cours de déploiement sur le territoire. Lundi 2 novembre au matin, « une station sur deux a répercuté la baisse », a indiqué la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, invitée de franceinfo. Le nombre de stations concernées « va augmenter dans les heures et les jours à venir », a-t-elle assuré.

Un objectif de 18 centimes par litre

Le dispositif, entré en vigueur dimanche 1er novembre, vise une diminution significative à la pompe. « L’objectif reste une baisse de 18 centimes » par litre, a rappelé Maud Bregeon. Selon elle, la remise effective se situera « entre 12 et 18 centimes », et « l’objectif sera tenu ». La porte-parole a précisé que cet effort « tiendra au minimum trois mois ».

Pour parvenir à ce résultat, l’exécutif a décidé de céder aux distributeurs 10 millions de barils à un tarif nettement inférieur aux cours du marché. « Nous avons décidé de vendre aux distributeurs 10 millions de barils à un prix significativement inférieur au prix du marché », a expliqué Maud Bregeon, évoquant un prix « trois à quatre fois inférieur au prix du marché ». Les distributeurs ont l’« obligation de répercuter cette baisse », a-t-elle souligné, rappelant le cadre réglementaire du dispositif.

Un cadre international nécessaire

Interrogée sur les raisons du calendrier, la ministre déléguée chargée de l’Énergie a justifié le délai par la nécessité d’un accord à l’échelle internationale. « On ne l’a pas fait avant parce qu’on avait besoin d’un accord international, d’un cadre au niveau du G7 parce que c’est à cette échelle-là qu’il est pertinent de libérer de manière massive des volumes de diesel », a-t-elle déclaré.

Le gouvernement avait annoncé le 12 octobre la mise à disposition des distributeurs de ces stocks stratégiques, constitués avant la guerre au Moyen-Orient. Ces volumes sont cédés à 0,28 euro le litre, contre environ 1,10 euro sur le marché à la mi-octobre, selon Matignon. Un différentiel qui explique l’ampleur de la remise consentie aux automobilistes.

Les enseignes emboîtent le pas

Après TotalEnergies, E. Leclerc a annoncé samedi une baisse de 21 centimes par litre du prix du gazole dans ses 742 stations-service, applicable dès dimanche. Sur un plein de 50 litres, l’économie atteint un peu plus de 10 euros pour les consommateurs.

La généralisation de la mesure reste toutefois progressive. Certaines petites stations-services font part de difficultés à appliquer la remise, faute d’avoir reçu les stocks stratégiques. Francis Pousse, du réseau Mobilians, a alerté sur la situation de ces stations indépendantes, « qui n’ont pas reçu les stocks stratégiques de carburants et ne peuvent pas baisser les prix ». Un point de vigilance alors que le gouvernement promet une extension rapide du dispositif à l’ensemble du réseau.

Ce qu’il faut retenir

La baisse des prix à la pompe engagée après le déstockage des réserves stratégiques se déploie progressivement : une station sur deux l’avait répercutée lundi matin, et le gouvernement assure que ce chiffre va croître dans les prochains jours. Avec une remise attendue entre 12 et 18 centimes par litre, maintenue pendant au moins trois mois, le dispositif représente une économie sensible pour les automobilistes, même si toutes les stations ne sont pas encore en mesure de l’appliquer.

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