Une nouvelle journée de mobilisation lycéenne et étudiante est annoncée pour le mardi 6 octobre 2026 dans les Yvelines, dans la continuité des blocages observés en début de mois. L’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante appellent à une manifestation nationale, avec une possible poursuite des blocages d’établissements. Une intersyndicale de l’Éducation nationale composée de six organisations — FSU, UNSA Éducation, FNEC-FP FO, CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, CGT Éduc’action et SUD Éducation — appelle également le personnel à se joindre au mouvement, y compris par la grève.
Une journée nationale sous tension
L’appel du 6 octobre s’inscrit dans un contexte de mobilisation qui s’étend au-delà du département. Au niveau national, l’appel intersyndical du 2 octobre fait état de plus de 400 établissements scolaires perturbés par le mouvement. La FCPE a elle aussi appelé à manifester aux côtés des lycéens.
Plusieurs partis de gauche, dont La France insoumise, Les Écologistes, le Parti communiste français et le Nouveau Parti anticapitaliste, ont annoncé leur soutien à la mobilisation, aux côtés d’organisations de jeunesse.
L’Union syndicale lycéenne estime que les annonces gouvernementales ne répondent pas aux attentes exprimées depuis le début du mouvement, lancé le 18 septembre et étendu aux Yvelines à partir du 28 septembre. Les revendications portent sur le manque de professeurs et de personnels, l’état de certains établissements, la taille des classes et la pression ressentie autour de Parcoursup.
Ce qui s’est passé début octobre dans les Yvelines
Le jeudi 1er octobre, une trentaine de lycées sur 93 étaient bloqués dans les Yvelines, avec des incidents relevés dans une dizaine de communes, parmi lesquelles Les Mureaux, Saint-Germain-en-Laye, Mantes-la-Jolie, Poissy, Conflans-Sainte-Honorine et Trappes.
Dès le lendemain, le préfet des Yvelines Brice Blondel a signé un arrêté interdisant les rassemblements non déclarés aux abords de 15 lycées dans 13 communes du département. Le texte, entré en vigueur le vendredi 2 octobre à 5 heures, interdit également le port et le transport d’articles pyrotechniques, de produits inflammables ou corrosifs et d’armes.
Les 15 établissements visés par l’arrêté sont répartis dans tout le département : Aubergenville, La Celle-Saint-Cloud, Le Chesnay-Rocquencourt, Magnanville, Mantes-la-Ville, Guyancourt, Limay, Montigny-le-Bretonneux, Plaisir, Poissy, Trappes, Saint-Germain-en-Laye et Sartrouville.
Le préfet a indiqué que la sécurité des élèves et le maintien de l’ordre public constituaient des priorités absolues, et a condamné les violences commises en marge des blocages.
La réponse du ministère et de la préfecture
Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a reconnu, le 1er octobre, qu’une partie des revendications des lycéens était légitime, tout en condamnant les violences constatées en marge des blocages. Il a annoncé la création d’une plateforme de concertation avec les organisations mobilisées et a reçu des représentants syndicaux dès le 2 octobre.
Le ministère a indiqué qu’un plan d’action serait engagé pour accélérer les remplacements de professeurs, en priorité dans les classes d’examen. De son côté, la FCPE a demandé, lors du Conseil supérieur de l’éducation du 1er octobre, que ces revendications soient pleinement entendues par le ministère.
Des interpellations ont par ailleurs été communiquées par la préfecture des Yvelines après les incidents du 1er octobre, ainsi que des blessés parmi les lycéens et les forces de l’ordre. Les chiffres précis diffèrent selon les sources et restent à confirmer.
Ce qui n’est pas encore confirmé pour mardi dans les Yvelines
Aucune liste officielle des lycées des Yvelines concernés par une mobilisation ou un blocage mardi n’est disponible à ce jour. Aucun communiqué spécifique au 6 octobre n’a été publié par la préfecture des Yvelines ni par l’académie de Versailles. On ignore si l’arrêté du 2 octobre sera maintenu, étendu à d’autres établissements ou levé.
Aucune perturbation des transports en commun n’est à ce jour confirmée comme liée spécifiquement à cette journée dans le département, et aucune consigne particulière n’a été communiquée aux parents d’élèves pour mardi. Il est recommandé de se renseigner directement auprès de l’établissement de son enfant avant mardi matin.
Ce qu’il faut surveiller mardi
Trois éléments restent à observer dans les Yvelines : une éventuelle publication, par la préfecture, d’un arrêté actualisé sur le périmètre des rassemblements autorisés ; le niveau réel de blocage ou de grève dans les lycées du département par rapport au 1er octobre ; et une communication éventuelle de l’académie de Versailles à destination des familles.
La journée de mardi s’annonce donc comme un nouveau test pour le département, entre mobilisation annoncée et incertitudes persistantes sur son ampleur réelle. Les familles sont invitées à la vigilance et à se tenir informées auprès de leurs établissements respectifs.


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