Pengo Bossio Wangi, un jeune homme de 26 ans originaire de Poissy dans les Yvelines, est décédé vendredi lors de la fusillade qui a frappé Trappes et La Verrière. Combattant amateur de MMA, il rêvait de passer professionnel. Sa disparition a suscité une vague d’hommages sur les réseaux sociaux, où son club d’Aubervilliers et ses proches ont salué la mémoire d’un garçon « solaire » et déterminé.
Le drame s’est noué vendredi matin, lorsqu’un homme a ouvert le feu en rafale depuis une voiture dans les rues de Trappes et de La Verrière. Bilan : un mort et cinq blessés, dont trois dans un état grave. Pengo Bossio Wangi a succombé à ses blessures au square Pergaud, à Trappes, à l’endroit même où il avait été touché. Le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête, et Emmanuel Macron a dénoncé un « attentat » commis « sur la base d’une idéologie raciste ».
« Pengo faisait partie des nôtres »
C’est son club, l’Atch Academy, structure de sports de combat et de MMA installée à Aubervilliers, qui a été parmi les premiers à réagir. Dans un message publié sur Instagram, le club dit avoir appris la nouvelle « avec une immense tristesse et une profonde stupeur ».
« Pengo faisait partie des nôtres. Sur les tapis comme en dehors, il était de ceux qui donnent l’exemple : présent, respectueux, toujours prêt à pousser les autres vers le haut », écrit l’Atch Academy. « Son sourire, son énergie et sa générosité resteront gravés dans nos murs et dans nos cœurs. Aujourd’hui, les mots manquent. Rien ne justifie qu’une vie soit arrachée ainsi. »
Le club a adressé ses condoléances à sa famille, à ses proches et à toutes les victimes de l’attaque, concluant : « Repose en paix, Pengo. Tu ne seras jamais oublié. »
Un parcours marqué par la volonté de s’en sortir
Au-delà du sport, le portrait qui se dessine est celui d’un jeune homme qui a grandi en foyer et enchaînait « les petits boulots », selon ses proches. Licencié depuis trois ans dans un club de MMA du nord de Paris, il voyait dans la discipline bien plus qu’une passion.
« Plus qu’un club, le MMA, c’était une porte de sortie sociale », confie l’un de ses amis à France Inter. Ses proches le décrivent comme un homme « travailleur et déterminé », animé par l’ambition de franchir un cap et de devenir combattant professionnel.
« Un garçon solaire, avenant, joyeux et drôle » : c’est en ces termes qu’un ami a résumé, samedi, la personnalité de celui qui avait encore toute une vie devant lui. Un hommage qui dit aussi la brutalité d’un destin brisé à 26 ans.
Une ville sous le choc
L’émotion reste vive dans les Yvelines au lendemain des faits. « L’émotion est immense dans nos villes », a réagi vendredi Ali Rabeh, le maire de Trappes, sur France Inter et franceinfo, évoquant des communes « traumatisées ». La classe politique et les associations ont multiplié les réactions, à l’image de Dominique Sopo, président de SOS Racisme, qui a appelé à « un sursaut » contre le racisme.
L’auteur présumé des tirs a été interpellé. Selon les éléments communiqués, il a tiré en rafale depuis une voiture, et son logement aurait été piégé. L’enquête, confiée au parquet national antiterroriste, devra établir le déroulement exact de l’attaque et le mobile du suspect.
Ce qu’il faut retenir
Pengo Bossio Wangi, 26 ans, combattant amateur de MMA originaire de Poissy, figure parmi les victimes de la fusillade qui a fait un mort et cinq blessés vendredi à Trappes et La Verrière. Son club d’Aubervilliers et ses proches pleurent un jeune homme « solaire », respecté sur les tapis comme en dehors, pour qui le sport représentait une véritable « porte de sortie sociale ». Alors que l’enquête antiterroriste se poursuit, l’hommage rendu à cet espoir du MMA rappelle qu’aucune vie ne devrait être arrachée ainsi.




