Accident à l’usine Stellantis de Poissy : l’ouvrier coincé dans une presse hydraulique amputé de la jambe

Stellantis Worker Amputated After Poissy Press Accident

L’accident survenu lundi dernier à l’usine Stellantis de Poissy a pris une tournure dramatique. L’ouvrier de 35 ans, resté plusieurs heures coincé dans une presse hydraulique au niveau du bassin, a finalement été amputé de la jambe blessée. L’opération a été réalisée le 22 septembre à l’hôpital Georges-Pompidou, dans le XVe arrondissement de Paris, selon les informations du Parisien.

Un accident d’une rare gravité

Les faits remontent à lundi dernier, lorsque cet employé d’un sous-traitant italien travaillant pour le compte du constructeur a été piégé dans une presse hydraulique de l’usine de Poissy, dans les Yvelines. La victime est restée bloquée plusieurs heures au niveau du bassin, une situation d’une extrême gravité qui a mobilisé d’importants moyens de secours.

Les pompiers du SDIS 78 (Service départemental d’incendie et de secours des Yvelines) et une équipe du SMUR ont été dépêchés sur place pour prendre en charge l’ouvrier. Ce dernier a ensuite été évacué vers l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, un établissement de référence pour la prise en charge des traumatismes graves.

Malgré la mobilisation rapide des équipes médicales, le pronostic vital de la jambe blessée n’a pas pu être préservé. Les médecins ont dû procéder à l’amputation le 22 septembre, une décision lourde de conséquences pour ce salarié de 35 ans.

Une enquête ouverte pour déterminer les circonstances

Face à la gravité de l’accident, Stellantis a annoncé l’ouverture d’une enquête du Comité social et économique central (CSSCT), avec la participation de l’Inspection du Travail. Cette procédure vise à établir avec précision les circonstances dans lesquelles l’ouvrier s’est retrouvé piégé dans la presse hydraulique.

Parallèlement, une cellule de soutien psychologique a été mise en place pour accompagner les salariés de l’atelier concerné, profondément choqués par le drame. Ce dispositif doit permettre aux équipes de bénéficier d’un accompagnement adapté après un événement traumatisant.

L’accident soulève également des questions sur les conditions de travail des employés sous-traitants au sein des grandes usines automobiles. En l’occurrence, la victime travaillait pour un sous-traitant italien, une situation qui interroge sur les responsabilités et les protocoles de sécurité applicables à l’ensemble des intervenants sur le site.

Les syndicats italiens demandent des comptes

Les syndicats italiens se sont saisis du dossier et questionnent actuellement le constructeur italo-américano-français sur la présence de cet ouvrier à cet endroit précis de la chaîne de fabrication. Cette interrogation porte sur les conditions d’accès et de circulation des travailleurs sous-traitants dans les zones à risque de l’usine.

La présence d’un salarié d’un sous-traitant étranger à proximité immédiate d’une presse hydraulique, équipement particulièrement dangereux, soulève des enjeux de sécurité et de coordination entre les différentes entreprises intervenant sur le site de Poissy. Les organisations syndicales entendent obtenir des réponses claires sur les modalités d’encadrement et de formation de ces personnels.

Le constructeur, de son côté, n’a pas encore communiqué publiquement sur les conclusions de l’enquête interne. L’Inspection du Travail devrait rendre ses premières observations dans les prochaines semaines, permettant d’établir les responsabilités éventuelles dans ce drame.

Un contexte de tensions autour de la sécurité industrielle

Cet accident relance le débat sur la sécurité dans les grandes usines automobiles, où la cohabitation entre salariés directs et sous-traitants multiplie les risques. La multiplication des intervenants extérieurs, souvent soumis à des cadences et des contraintes différentes, complexifie la gestion des protocoles de sécurité.

L’usine Stellantis de Poissy, l’un des sites industriels majeurs de la région parisienne, emploie plusieurs milliers de personnes et fait appel à de nombreux prestataires. La question de la formation et de l’encadrement de ces personnels externes se pose avec acuité après un tel accident.

Les représentants du personnel devraient également s’emparer du sujet lors des prochaines réunions du CSSCT, afin d’obtenir des garanties sur les mesures de prévention à venir. La sécurité des travailleurs, qu’ils soient employés directs ou sous-traitants, reste un enjeu central pour l’ensemble des parties prenantes.

Ce qu’il faut retenir

L’accident survenu lundi dernier à l’usine Stellantis de Poissy a conduit à l’amputation de la jambe d’un ouvrier de 35 ans, employé d’un sous-traitant italien, après plusieurs heures passées coincé dans une presse hydraulique. Une enquête du CSSCT, avec l’appui de l’Inspection du Travail, a été ouverte pour établir les circonstances exactes du drame, tandis qu’une cellule de soutien psychologique a été déployée pour les salariés de l’atelier. Les syndicats italiens réclament des explications sur la présence de cet ouvrier dans une zone à risque de la chaîne de fabrication. Ce nouvel accident industriel relance les interrogations sur la sécurité des travailleurs sous-traitants dans les grandes usines automobiles.

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