Le niveau d’alerte maximal a été activé dans une partie de l’Asie du Sud-Est, vendredi 16 octobre, en raison de fumées toxiques qui recouvrent la région. Ces brouillards persistants sont provoqués par les incendies qui ravagent l’Indonésie depuis plusieurs semaines, entraînant la fermeture d’écoles et une forte augmentation des troubles respiratoires.
Un dispositif d’alerte à quatre niveaux
« Activation du niveau d’alerte 3 pour la région méridionale de l’Asean », a annoncé le Centre météorologique spécialisé de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASMC) sur son site Internet. Basé près de l’aéroport de Changi à Singapour, cet organisme utilise un système d’alerte à quatre niveaux, de zéro à trois. Le niveau le plus élevé est déclenché lorsqu’il existe un « risque élevé de brouillard dense (toxique) transfrontalier dans la région ».
Ce seuil inclut des activités de foyers d’incendie importantes et persistantes, avec un brouillard allant de modéré à dense observé pendant deux jours consécutifs ou plus, un temps sec persistant et des vents continuant de pousser le brouillard vers les pays voisins de l’Asean. Des alertes similaires avaient déjà été déclenchées deux fois cette année, les 26 août et 27 mars.
Sumatra, Bornéo et Papouasie ravagées par les flammes
L’Indonésie est confrontée à de violents feux de forêt qui ont ravagé des parties des îles de Sumatra, de Bornéo et de Papouasie, provoquant d’épaisses fumées toxiques qui traversent les frontières, notamment vers la Malaisie et Singapour. Un brouillard persistant recouvre de vastes secteurs de la région, comme en témoignent les images d’immeubles de Kuala Lumpur nimbés de brume.
L’archipel d’Asie du Sud-Est lutte régulièrement contre des feux de forêt durant la saison sèche, qui dure en général d’avril à octobre. Mais cette année, les incendies se sont intensifiés en raison du puissant phénomène météorologique El Niño, qui aggrave la sécheresse et favorise la propagation des flammes.
Singapour pointe la responsabilité de sept entreprises
Face à l’ampleur de la pollution, Singapour a dénoncé vendredi sept entreprises d’Indonésie comme responsables des incendies, tout en prévenant que le pire pourrait encore être à venir. Les autorités redoutent en effet une aggravation de la situation si les conditions météorologiques ne s’améliorent pas dans les prochaines semaines.
Les conséquences sanitaires sont déjà lourdes pour les populations locales. La fermeture d’écoles et la multiplication des troubles respiratoires illustrent l’impact direct de ce brouillard toxique sur le quotidien des habitants de la région, contraints de limiter leurs déplacements en extérieur.
Un phénomène récurrent mais aggravé cette année
Si les feux de forêt sont un fléau saisonnier récurrent en Indonésie, l’intensité atteinte cette année dépasse les niveaux habituels. La combinaison d’une saison sèche prolongée et du phénomène El Niño crée des conditions particulièrement propices à la propagation des incendies, dont les fumées se diffusent ensuite sur des centaines de kilomètres.
Les pays voisins, Malaisie et Singapour en tête, subissent de plein fouet ces nuisances transfrontalières, qui pèsent sur la santé publique, l’économie et la vie quotidienne. Les appels à une coopération régionale renforcée pour prévenir ces crises environnementales se multiplient, sans qu’une solution durable n’ait encore été trouvée.
Ce qu’il faut retenir
Le niveau d’alerte maximal a été activé dans le sud de l’Asie du Sud-Est en raison des fumées toxiques issues des incendies qui ravagent l’Indonésie, notamment à Sumatra, Bornéo et en Papouasie. Ce brouillard transfrontalier, aggravé par El Niño, perturbe la vie des populations, entraîne la fermeture d’écoles et provoque une hausse des troubles respiratoires. Singapour a désigné sept entreprises indonésiennes comme responsables, tandis que les autorités redoutent une aggravation de la situation dans les semaines à venir.


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