Encre sacrée au Mont-Saint-Michel : quand le tatouage devient un acte de pèlerinage

Sacred Ink Tattoo Event Returns to Mont-Saint-Michel

La troisième édition d’Encre sacrée a débuté au Mont-Saint-Michel (Manche). Du vendredi 25 au dimanche 27 septembre 2026, quatre tatoueurs spécialisés dans le tatouage de pèlerinage se réunissent sur l’îlot rocheux à l’occasion de la Saint-Michel. Un événement rare au monde, qui attire des pèlerins venus des quatre coins de la planète pour clore leur cheminement spirituel par une marque indélébile.

Une résidence unique en son genre

Après deux éditions couronnées de succès, Encre sacrée s’installe de nouveau sur la Merveille. Organisée par le tatoueur Mikael de Poissy et François Ridel, conseiller en charge de la manifestation au Mont, cette résidence de trois jours mêle foi, patrimoine et tatouage de pèlerinage.

« Nous sommes spécialisés dans le tatouage de pèlerin, nous sommes très peu dans le monde à le faire », explique le co-organisateur. « L’idée n’est pas de faire une grande convention. En général, je passe une heure avec chaque personne. Je prends vraiment le temps de discuter avec tout le monde. »

Le fondateur d’Encre sacrée n’est pas seul pour cette nouvelle édition. Il est accompagné de Wassim Razzouk, tatoueur de pèlerins à Jérusalem, de Jona, tatoueur de pèlerins en Italie à Notre-Dame de Lorette, et de Patrice Le Juez, originaire de Belle-Île-en-Mer (Morbihan), passionné par le tatouage depuis trente ans. Chaque visiteur peut se faire tatouer par l’un de ces quatre artistes, avec un tampon conçu spécialement pour l’événement.

Des tampons bénis avant l’événement

Pour chaque édition, Mikael de Poissy fabrique de nouveaux tampons. « Je fabrique un nouveau tampon tous les ans. Tous ceux de cette année ont été bénis jeudi par le prêtre Don Pierre au Mont-Saint-Michel », témoigne-t-il.

Un geste symbolique qui inscrit pleinement la démarche dans la dimension spirituelle du lieu. Les quatre artistes ont repris leurs marques ce vendredi, accueillant les premiers pèlerins sur l’îlot rocheux.

Des pèlerins venus du monde entier

Le public de cette troisième édition confirme l’attrait international de l’événement. « Il y a peu de Français cette année pour le moment. Les visiteurs viennent de plus en plus loin et pour certains, c’est la première fois qu’ils viennent en France. C’est quelque chose d’assez incroyable », complète le co-organisateur.

Pour ces voyageurs, le tatouage constitue l’aboutissement d’un long cheminement. « Ils finissent leur pèlerinage par ce tatouage. Il n’y a pas d’équivalent pour le faire au Mont. En plus avec Saint-Michel, on ne pouvait pas rêver mieux de toute façon. C’est quelque chose qui commence à s’ancrer dans une tradition. »

Le Mont-Saint-Michel, l’un des sites les plus visités de France, accueille chaque année des millions de touristes et de pèlerins. L’archange saint Michel, fêté le 29 septembre, constitue depuis le Moyen Âge une figure majeure de la dévotion populaire et des chemins de pèlerinage européens. En associant cette tradition à l’art du tatouage, Encre sacrée propose une manière contemporaine de marquer son passage dans ce haut lieu de la spiritualité.

Une tradition naissante

Foi, patrimoine et art corporel se rejoignent donc pendant trois jours au cœur de la baie normande. L’événement, qui n’a pas d’équivalent au Mont-Saint-Michel, semble désormais s’inscrire durablement dans le calendrier des rendez-vous de la Merveille.

Pour les organisateurs, l’objectif reste inchangé : offrir à chaque pèlerin un moment d’échange privilégié et une empreinte personnelle, réalisée dans le respect du lieu et de sa dimension sacrée. Une démarche qui, année après année, transforme le tatouage de pèlerinage en véritable tradition.

Ce qu’il faut retenir

La troisième édition d’Encre sacrée se tient du 25 au 27 septembre 2026 au Mont-Saint-Michel, réunissant quatre tatoueurs spécialisés dans le tatouage de pèlerinage. Porté par Mikael de Poissy et François Ridel, l’événement attire des pèlerins du monde entier, qui viennent achever leur cheminement par un tatouage réalisé à partir de tampons bénis pour l’occasion. Entre foi, patrimoine et art, cette résidence unique en son genre confirme qu’une nouvelle tradition est en train de s’ancrer sur l’îlot rocheux.

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