Crash d’un Mirage 2000D près de Nancy : les deux membres d’équipage confirmés morts

Two French Air Force Crew Killed in Mirage 2000D Crash Near Nancy

Le parquet de Metz a confirmé jeudi 22 octobre le décès des deux militaires qui se trouvaient à bord du Mirage 2000D de l’armée de l’Air et de l’Espace, dont l’appareil s’est écrasé dans la nuit de mardi à mercredi près de Nancy, au retour d’un vol d’entraînement nocturne. Aucun des deux occupants n’a survécu au drame.

« Je suis en mesure de vous indiquer ce jour que les éléments découverts sur la zone de l’accident permettent de confirmer deux décès », a déclaré le parquet, chargé de l’enquête judiciaire. Les magistrats précisent toutefois que ces constatations « doivent être confortées par des analyses ADN en cours aux fins d’identification ».

Les sièges éjectables retrouvés sur place

Dès mercredi soir, le procureur de la République de Metz, David Touvet, avait indiqué à l’AFP que ni le pilote ni son navigateur n’avaient eu le temps de s’éjecter avant l’impact au sol. Les moteurs des sièges éjectables ont en effet été retrouvés sur les lieux de l’accident, ce qui suggère que la procédure d’éjection n’a pas été déclenchée.

Le ministère des Armées a confirmé dans un communiqué que les deux hommes étaient décédés « en service aérien commandé » au cours de ce vol d’entraînement de nuit. Le président Emmanuel Macron avait annoncé dès mercredi que le corps du pilote avait été retrouvé sur la zone du crash.

Deux militaires expérimentés

Les victimes ont été identifiées par le ministère des Armées. Le lieutenant Quentin Klysz, âgé de 27 ans, occupait les fonctions de pilote de l’appareil. Affecté depuis août 2025 sur la base aérienne de Nancy-Ochey, au sein de l’escadron de chasse 3/3 « Ardennes », il totalisait 450 heures de vol et se trouvait « en phase de qualification pilote de combat opérationnel », selon le colonel David Pappalardo, porte-parole de l’armée de l’Air et de l’Espace.

Le lieutenant-colonel Antranig Sarkissian, 44 ans, était navigateur officier systèmes d’armes. Basé sur la base aérienne de Saint-Dizier, en Haute-Marne, il cumulait 2 200 heures de vol et avait effectué 55 missions de guerre. Il avait été « de nombreuses fois déployé en opérations extérieures », notamment en Afghanistan, au Mali, au Niger, au Soudan et au Tchad, a précisé le ministère.

Une perte de contact radio et radar

L’accident s’est produit vers 22h40, « à l’issue de la phase tactique de l’entraînement », alors que l’avion rentrait en conditions de nuit, aux instruments. Selon le colonel Pappalardo, le contrôle aérien a perdu le contact radio et radar avec l’appareil à ce moment-là. Les causes exactes du crash restent inconnues et devront être établies par les enquêtes judiciaire et de sécurité.

Un appareil rénové pour voler jusqu’aux années 2030

Le Mirage 2000D est un avion de combat biplace spécialisé dans l’attaque au sol, entré en service en 1993. Pour rester opérationnel jusqu’aux années 2030, l’appareil a fait l’objet d’une rénovation dite « à mi-vie », dont le cinquantième et dernier exemplaire a été livré à l’armée de l’Air et de l’Espace en juin dernier. Le crash de mardi soir vient interrompre cette modernisation, dans l’attente des conclusions des investigations.

Ce qu’il faut retenir

Le crash du Mirage 2000D survenu mardi soir près de Nancy a coûté la vie à ses deux occupants, le lieutenant Quentin Klysz et le lieutenant-colonel Antranig Sarkissian, comme l’a confirmé le parquet de Metz ce jeudi. Les enquêtes judiciaire et de sécurité devront désormais déterminer les causes de cet accident survenu lors d’un vol d’entraînement nocturne, alors que les moteurs des sièges éjectables retrouvés sur place indiquent que l’équipage n’a pas pu s’éjecter.

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