Un incendie s’est déclaré au sein du collège François Rabelais, dans la soirée du vendredi 2 octobre, à Metz, ont appris ICI Lorraine, franceinfo et l’Agence Radio France de sources concordantes samedi. Le sinistre intervient alors que d’importantes manifestations lycéennes se déroulent depuis une semaine partout dans le pays.
Un départ de feu depuis des véhicules du personnel
Selon une source policière à l’Agence Radio France, l’incendie est parti d’un feu de voitures du personnel de l’établissement, qui étaient stationnées à proximité du collège. Les flammes se sont ensuite propagées à un bâtiment de l’établissement.
Selon les informations d’ICI Lorraine, une dizaine de véhicules de pompiers ont été mobilisés pour éteindre l’incendie, qui s’est déclaré vers 22h30. Il a été éteint peu de temps après. Le bâtiment principal n’est pas touché et aucun blessé n’est à déplorer.
Une enquête ouverte, aucune interpellation à ce stade
« L’enquête permettra de déterminer les circonstances » exactes de cet incendie, a déclaré Agathe Foucault, commissaire de police et porte-parole de la Police nationale, au micro de franceinfo, samedi matin. Selon une source policière à franceinfo, il n’y a pas d’interpellation à ce stade.
Pour le maire de Metz, une « volonté délibérée d’incendier un établissement »
Sur franceinfo, le maire LR de Metz, François Grosdidier, a précisé le déroulé des faits. Selon lui, « des incendiaires ont brûlé deux voitures appartenant au concierge du collège ». « Le feu s’est propagé au préau et aux sanitaires de l’établissement. »
Il faut donc désormais « que l’électricité soit rétablie et qu’il y ait des sanitaires » dans ce collège pour envisager sa réouverture. Le maire évoque la possibilité d’installer des toilettes de chantier, temporairement.
« C’était la volonté délibérée d’incendier un établissement après une tentative d’incendie [jeudi] du lycée du bâtiment à Montigny-lès-Metz, dans notre métropole », s’indigne l’élu. Il dénonce un « vandalisme absolument systématique pour soutenir des revendications qui sont très floues mais dont les arrière-pensées idéologiques sont évidentes, par des petits groupes fanatisés ».
Un contexte de mobilisation lycéenne tendue dans tout le pays
Cet incendie survient dans un climat particulièrement tendu. Depuis une semaine, les lycées sont bloqués dans de nombreuses villes de France, et les tensions entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants se sont multipliées.
Face à l’ampleur du mouvement, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé une série de mesures, dont un « plan d’action » pour accélérer les remplacements des professeurs, présenté par Edouard Geffray. Des cours en distanciel ont également été demandés dans les établissements les plus perturbés par les blocages.
Les revendications des lycéens, jugées « très floues » par le maire de Metz, portent notamment sur les conditions d’enseignement, le manque de professeurs et les réformes en cours. Des incidents ont éclaté en marge de plusieurs rassemblements, avec des affrontements et des professeurs agressés signalés dans certaines villes.
Ce qu’il faut retenir
L’incendie du collège François Rabelais à Metz, qui a détruit des véhicules du personnel avant de se propager à un bâtiment de l’établissement, s’inscrit dans un contexte de mobilisation lycéenne nationale particulièrement tendue. Si aucun blessé n’est à déplorer et que le bâtiment principal a été épargné, les autorités locales dénoncent un acte de vandalisme délibéré. L’enquête devra établir les circonstances exactes de ce sinistre, alors qu’aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade.




