Un jeune majeur a été condamné à dix-huit mois de prison, mardi 20 octobre 2026, pour une série de délits comprenant des vols commis lors des pillages survenus à Paris. L’affaire a été révélée par un banal contrôle routier effectué dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 octobre à Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines.
Un véhicule intercepté à plus de 100 km/h en pleine ville
Il est peu après minuit lorsque la police municipale de cette commune des Yvelines repère une petite Renault Clio circulant à une vitesse excessive dans les rues de la ville. Le véhicule dépasse en effet les 100 km/h, une allure particulièrement dangereuse en zone urbaine. Les agents procèdent à l’interception et découvrent alors une scène pour le moins inhabituelle : à l’intérieur de l’habitacle se trouvent non seulement le conducteur, mais aussi huit passagers entassés jusque dans le coffre, rapporte Le Parisien.
Mais ce n’est pas tout. Lors de la fouille du véhicule, les forces de l’ordre mettent la main sur des gants, des cagoules ainsi que des vêtements neufs encore munis de leurs étiquettes et de leurs antivols. Ces articles, selon toute vraisemblance, provenaient des pillages commis quelques heures plus tôt dans la capitale.
Huit mineurs remis à leurs parents, le conducteur jugé en comparution immédiate
Sur les neuf occupants du véhicule, huit sont des mineurs. Ces derniers ont été remis à leurs parents à l’issue de la procédure. Le conducteur, un jeune majeur, a quant à lui été déféré et jugé en comparution immédiate le mardi 20 octobre, indique 78 Actu. Au moment des faits, il conduisait avec un permis probatoire et sous l’empire d’un état alcoolique, avec un taux de 0,76 gramme d’alcool par litre de sang.
« On n’a rien cassé ni pillé » : le prévenu minimise les faits
À la barre, le jeune homme a tenté de minimiser sa responsabilité. « On n’a rien cassé ni pillé même si on était cagoulés et gantés. On était comme tous les manifestants à Paris », a-t-il assuré, selon des propos relayés par nos confrères. Il a également rejeté la faute des pillages sur les mineurs présents dans le véhicule, affirmant que certains d’entre eux lui étaient inconnus.
La présidente du tribunal n’a pas manqué de relever l’incohérence de cette défense. « Et ce sont aussi eux qui ont conduit avec un permis probatoire à plus de 100 km/h en ville et avec 0,76 gramme d’alcool dans le sang ? », a-t-elle interrogé, mettant le prévenu face à ses contradictions.
Dix-huit mois de prison ferme et une interdiction de séjour à Paris
Le tribunal a finalement suivi les réquisitions et condamné le jeune homme à dix-huit mois de prison. Il a été incarcéré immédiatement à l’issue de l’audience. La sanction s’accompagne de plusieurs mesures restrictives : l’interdiction de se rendre à Paris pendant deux ans, l’annulation de son permis de conduire ainsi qu’une amende de 700 euros.
Cette condamnation s’inscrit dans un contexte de tensions sociales marqué par une série de manifestations et de débordements dans la capitale. Les autorités avaient d’ailleurs annoncé, dans la foulée, la prolongation des couvre-feux dans certains secteurs de Paris jusqu’au lundi matin, signe que les forces de l’ordre entendent maintenir une pression forte sur les auteurs de troubles.
Ce qu’il faut retenir
Un contrôle routier pour excès de vitesse a conduit à la découverte d’un véhicule surchargé et de produits issus de pillages parisiens. Le conducteur, jeune majeur alcoolisé et titulaire d’un permis probatoire, a été condamné à dix-huit mois de prison ferme, avec interdiction de séjour à Paris pendant deux ans, annulation du permis et amende. L’affaire illustre la vigilance des polices municipales face aux retombées des troubles urbains, y compris en dehors de la capitale.




