Crash d’un Mirage 2000D près de Nancy : un corps retrouvé, le second occupant toujours recherché

Mirage 2000D Crash Near Nancy: One Body Found, Search Ongoing

Le corps de l’un des deux occupants du Mirage 2000D qui s’est écrasé mardi soir sur la commune de Rogéville, en Meurthe-et-Moselle, au nord de Nancy, a été retrouvé, a appris FranceTV auprès de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Les recherches se poursuivent pour retrouver le second membre d’équipage de l’avion de chasse, en lien avec les autorités civiles et les moyens de la base aérienne de Nancy-Ochey.

Une perte de contact radio puis radar

Selon les premiers éléments communiqués par l’Armée de l’Air et de l’Espace, le Mirage 2000D rentrait d’une mission d’instruction mardi soir, vers 22 heures, et s’approchait de la base militaire de Nancy lorsqu’une perte de contact radio puis radar avec la tour de contrôle s’est produite. Peu de temps après, l’appareil s’est écrasé. À son bord se trouvaient deux militaires : un pilote à l’avant et un officier système d’armes à l’arrière.

« Il apparaît qu’au moins l’un des membres d’équipage n’a pas pu s’éjecter », a déclaré mercredi sur franceinfo le colonel David Pappalardo, porte-parole de l’armée de l’Air et de l’Espace. L’appareil, un Mirage 2000D biplace non armé, « effectuait une mission d’entraînement classique ». « Il était en contact radio radar avec l’approche de la base aérienne de Nancy. Soudainement, celle-ci a constaté qu’il ne répondait plus à la radio et a perdu le contact radar », a-t-il confirmé. Les opérations de recherches ont été déclenchées immédiatement.

Des conditions météorologiques difficiles

Le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, a déploré lors d’un point presse des « conditions météorologiques difficiles » pour les recherches, compte tenu de la nuit et du brouillard, rendant l’utilisation d’hélicoptères impossible. Pendant la nuit, la préfecture et les secours de l’armée de l’Air venus de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, le SDIS 54 et des effectifs de gendarmerie ont lancé des opérations de sauvetage. Les premiers débris de l’appareil ont été découverts au petit matin, mercredi, vers 4 heures.

Les opérations de recherche se concentrent entre les communes de Rogéville, Tremblecourt et Domèvre-en-Haye, à une quinzaine de kilomètres de Pont-à-Mousson. Selon le maire de Rogéville, Pascal Doyotte, plusieurs témoins ont rapporté avoir entendu une forte explosion et aperçu une boule de feu aux alentours de 22h30 mardi soir.

Un pilote en instruction et un navigateur expérimenté

À bord de l’appareil se trouvaient deux militaires : un « jeune pilote en instruction » et un officier systèmes d’armes « particulièrement expérimenté avec de nombreuses heures de vol », a poursuivi le porte-parole. Le colonel Ludovic Humbert, commandant de la base aérienne 133 Nancy-Ochey, a évoqué un « navigateur très aguerri » et « un jeune pilote mais avec tous les prérequis et les qualifications nécessaires pour piloter » un avion de ce type. Le corps retrouvé n’a pas été identifié pour le moment.

Des enquêtes ouvertes pour déterminer les circonstances

Des enquêtes de sécurité sont en cours pour déterminer les circonstances de l’accident. « Il est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions sur ce qui a causé cet accident », souligne le colonel David Pappalardo, qui précise ne pas être en mesure d’indiquer ce qui a provoqué le crash. L’Armée évoque un « accident exceptionnel » et une « situation complexe mais maîtrisée », affirmant penser « en priorité » aux familles des deux pilotes. La cause du crash n’est pas encore connue.

Ce qu’il faut retenir

Le crash d’un Mirage 2000D survenu mardi soir près de Nancy a coûté la vie à au moins l’un de ses deux occupants, dont le corps a été retrouvé mercredi. Le second membre d’équipage reste introuvable et les recherches se poursuivent dans des conditions météorologiques difficiles. L’appareil effectuait une mission d’entraînement de routine lorsqu’il a brutalement cessé de répondre à la radio et au radar de la base aérienne de Nancy-Ochey. Les enquêtes de sécurité devront établir les causes exactes de cet accident qualifié d’exceptionnel par l’armée de l’Air et de l’Espace.

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