Grèce : douze migrants, dont un nourrisson, périssent dans deux naufrages en mer Égée

Twelve Migrants Die in Two Aegean Sea Shipwrecks

Douze migrants, dont un nourrisson, ont trouvé la mort lundi lors de deux accidents distincts survenus au large des îles grecques de Lesbos et de Samos, en mer Égée, a-t-on appris auprès des garde-côtes helléniques. Les deux drames se sont produits à quelques heures d’intervalle, mettant une nouvelle fois en lumière la dangerosité des traversées migratoires dans cette zone maritime.

Lesbos : une collision avec une patrouille des garde-côtes

Le premier accident s’est déroulé très tôt lundi matin, au large des côtes de l’île de Lesbos, située dans le nord-est de la mer Égée. Selon une responsable des garde-côtes, « une embarcation rapide de migrants est entrée en collision avec le flanc gauche de la patrouille de la police portuaire ». Le choc a été fatal à l’embarcation des migrants.

« Six personnes dont un homme, quatre femmes et un nourrisson ont été découvertes sans vie, tandis que huit personnes ont survécu », a précisé la même source. Le bilan humain de ce premier drame s’élève donc à six morts, parmi lesquels un très jeune enfant, et huit rescapés.

Samos : un bateau chaviré à l’aube

Le second accident s’est produit lundi à l’aube, à 3,7 milles marins des côtes de Samos, dans l’est de la mer Égée. Cette fois, c’est le bateau des migrants qui a chaviré. « Le bateau des migrants a chaviré et six personnes — cinq hommes et une femme — ont été repêchées sans vie », a indiqué la responsable des garde-côtes.

Quatorze personnes ont survécu à ce naufrage, parmi lesquelles un passeur présumé de nationalité iranienne, selon la même source. Le bilan de cette seconde tragédie s’établit donc à six morts et quatorze survivants.

Une route migratoire parmi les plus meurtrières

Au total, ce sont donc douze personnes qui ont perdu la vie en quelques heures dans ces deux naufrages, tandis que vingt-deux autres ont pu être sauvées. Ces drames illustrent la persistance des flux migratoires empruntant les îles grecques du nord et de l’est de la mer Égée, situées à proximité des côtes occidentales turques.

Les accidents mortels d’embarcations de migrants tentant de rejoindre l’Europe par cette voie, mais aussi via la Crète, plus au sud, sont fréquents. Les passeurs y utilisent souvent des embarcations de fortune, surchargées et inadaptées à la navigation, exposant les passagers à des risques extrêmes.

Un précédent tragique en septembre

Ce ne sont pas les premiers drames de l’année dans cette région. En septembre, une personne avait trouvé la mort et vingt-cinq autres avaient disparu dans le naufrage d’une embarcation de migrants au large de l’île grecque de Gavdos, proche de la Crète. Ce bilan déjà lourd témoignait de la dangerosité croissante des traversées vers les côtes européennes.

Les autorités grecques se trouvent régulièrement confrontées à ces situations d’urgence humanitaire, entre opérations de sauvetage, identification des victimes et interpellation de passeurs présumés. La coopération avec la Turquie, pays de départ de nombreuses embarcations, reste un enjeu central dans la gestion de ces flux migratoires.

Une tragédie qui s’ajoute à une longue liste

Ces deux nouveaux naufrages rappellent que la mer Égée demeure l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. Malgré les efforts déployés par les garde-côtes et les organisations humanitaires, les traversées clandestines continuent de coûter la vie à des centaines de personnes chaque année.

Les douze victimes de ce lundi, dont un nourrisson, rejoignent une longue liste de migrants disparus en mer alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe. Ces drames à répétition soulignent l’urgence d’une réponse coordonnée à l’échelle européenne pour prévenir de telles tragédies et protéger les plus vulnérables.

En définitive, ces deux naufrages survenus le même jour au large de Lesbos et de Samos portent à douze le nombre de migrants décédés en mer Égée en quelques heures seulement. Ils confirment la persistance d’une crise migratoire meurtrière aux portes de l’Europe, où les traversées clandestines continuent de faucher des vies, y compris celles d’enfants en bas âge.

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