Des ossements ont été retrouvés lors de nouvelles fouilles menées mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre 2026 dans le Tarn, dans le cadre de l’enquête sur la mort de Delphine Aussaguel, épouse Jubillar, a appris franceinfo vendredi 2 octobre de source proche du dossier. Les recherches se sont concentrées aux abords du village de Mailhoc, où des restes avaient déjà été exhumés par le passé. Les enquêteurs doivent désormais établir si ces ossements sont d’origine humaine et, le cas échéant, s’ils appartiennent à Delphine Aussaguel.
Des analyses attendues sous 48 heures
Les ossements découverts ont été transférés à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), où ils font l’objet d’examens approfondis. Selon une source proche de l’enquête citée par franceinfo, les résultats de ces analyses devraient être connus dans un délai de 48 heures. Cette échéance est déterminante : elle permettra de confirmer ou d’infirmer la nature humaine des restes retrouvés, puis, si nécessaire, de procéder à une identification formelle par comparaison génétique.
Cette découverte intervient dans un contexte judiciaire particulièrement sensible. Le champ de Mailhoc avait déjà livré des ossements attribués à Delphine Aussaguel lors de précédentes campagnes de fouilles, ce qui explique l’attention portée à chaque nouvel élément exhumé sur ce site.
Une reconstitution sur les lieux du drame
Parallèlement à ces recherches, une reconstitution judiciaire s’est tenue vendredi 2 octobre à Cagnac-les-Mines et à Mailhoc. Cette opération, qualifiée de « à la fois constructive et frustrante » par un avocat des parties civiles, a été décidée à la suite des aveux de culpabilité formulés par Cédric Jubillar en juillet dernier. L’ancien mari de la victime, condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse, avait reconnu les faits lors de cette période.
La reconstitution visait à confronter le déroulé des faits tel que décrit par le condamné aux réalités matérielles des lieux, afin d’éclairer certains points encore obscurs du dossier. Les magistrats et les parties prenantes ont ainsi pu arpenter les sites où le corps de Delphine Aussaguel aurait été dissimulé, puis découvert.
Un appel attendu au printemps 2027
Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme, survenu en décembre 2020, Cédric Jubillar doit comparaître en appel devant la cour d’assises du Tarn-et-Garonne, à Toulouse, du 30 avril au 14 mai prochains. Ce second procès s’annonce comme une étape cruciale pour les parties civiles, qui espèrent voir confirmer la culpabilité de l’accusé et obtenir des réponses définitives sur les circonstances exactes de la disparition et de la mort de Delphine Aussaguel.
L’affaire Jubillar, devenue emblématique en France, continue de susciter un vif intérêt médiatique et judiciaire. Chaque nouvelle découverte sur le terrain, comme celle de ces ossements à Mailhoc, ravive l’espoir des proches de la victime de parvenir à une vérité complète, tout en rappelant la complexité d’une enquête étalée sur plusieurs années.
Ce qu’il faut retenir
La découverte de nouveaux ossements à Mailhoc, en marge des fouilles menées les 30 septembre et 1er octobre 2026, relance l’enquête sur la mort de Delphine Aussaguel. Les analyses de l’IRCGN, attendues sous 48 heures, détermineront s’il s’agit de restes humains et s’ils appartiennent à la victime. Cette avancée survient quelques jours seulement après une reconstitution judiciaire décidée à la suite des aveux de Cédric Jubillar, condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle. Son procès en appel, prévu du 30 avril au 14 mai 2027 à Toulouse, constituera la prochaine échéance majeure de ce dossier. En attendant, chaque nouvel élément retrouvé sur le terrain nourrit l’espoir d’une vérité judiciaire et scientifique enfin complète pour les proches de Delphine Aussaguel.




