Ce mardi 29 septembre 2026 au matin, trois lycées des Yvelines ont été le théâtre d’incidents en marge du mouvement national de blocage des établissements scolaires. À Poissy, des tirs de mortiers d’artifice ont été observés devant le lycée Le Corbusier, dans le quartier de Beauregard. À Mantes-la-Jolie et à Limay, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre des feux de poubelles allumés dans des rues jouxtant respectivement le lycée Jean-Rostand et le lycée Condorcet.
Trois établissements touchés, aucun bilan officiel
Devant le lycée Le Corbusier, à Poissy, des mortiers d’artifice ont été tirés en marge du rassemblement lycéen. Aucun bilan de blessés n’a été communiqué à ce stade pour cet établissement.
À Mantes-la-Jolie, c’est dans une rue proche du lycée Jean-Rostand que des poubelles ont été incendiées. Les sapeurs-pompiers se sont déplacés pour circonscrire les flammes. À Limay, un scénario comparable s’est joué à proximité du lycée Condorcet : des feux de poubelles ont mobilisé les secours dans une rue voisine de l’établissement.
Aucune autorité locale — rectorat de Versailles, préfecture des Yvelines, mairies concernées — n’a communiqué à ce stade sur ces trois incidents. Aucun chiffre de blessés, d’interpellations ou de dégâts matériels n’est disponible pour Poissy, Mantes-la-Jolie ou Limay.
Un mouvement lycéen qui s’étend depuis une semaine
Ces incidents s’inscrivent dans un mouvement lycéen apparu le 21 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, dans le Val-de-Marne. Il s’est ensuite propagé à d’autres académies d’Île-de-France, dont celle de Versailles qui couvre les Yvelines, avant de gagner d’autres régions françaises.
Les lycéens à l’origine du mouvement réclament davantage de moyens : plus de professeurs, d’accompagnants d’élèves en situation de handicap et de surveillants, face à des classes qu’ils jugent surchargées et des emplois du temps trop denses.
La veille, lundi 28 septembre, 180 établissements scolaires avaient été concernés par des blocages à l’échelle nationale, dont 27 blocages totaux selon le ministère de l’Intérieur. Ce chiffre porte sur l’ensemble du territoire et ne peut pas être rapporté aux seuls établissements yvelinois.
Ce qui change ce mardi pour les familles
Pour les parents et les élèves des secteurs de Poissy, Mantes-la-Jolie et Limay, la matinée du 29 septembre implique une vigilance renforcée aux abords des trois établissements concernés. Les tirs de mortiers et les feux de poubelles se sont produits dans l’espace public, à proximité immédiate des lycées, et non à l’intérieur des enceintes scolaires.
Ce mardi coïncide par ailleurs avec une journée de grève nationale de la fonction publique, appelée par huit organisations syndicales sur fond de gel annoncé du point d’indice pour le budget 2027. Il s’agit d’un mouvement social distinct, avec ses propres motifs, qui ne doit pas être confondu avec le blocage lycéen.
Des débordements dénoncés au niveau national
Le ministre de l’Éducation nationale a dénoncé, lundi 28 septembre sur France Inter, un mouvement selon lui détourné par des personnes extérieures aux établissements, à l’origine de tirs de mortiers visant parfois des élèves et de départs de feu alimentés par des palettes ou des matelas.
Le ministre de l’Intérieur a de son côté qualifié une partie de ces débordements de violences urbaines, évoquant des individus cagoulés équipés de mortiers et de projectiles. Au niveau national, 164 interpellations ont eu lieu lundi 28 septembre aux abords des lycées, sur l’ensemble du territoire.
L’Union syndicale lycéenne a pour sa part appelé à étendre le blocage à l’ensemble des établissements scolaires de France ce mardi 29 septembre.
Des chantiers déjà engagés dans les lycées concernés
Le lycée Jean-Rostand de Mantes-la-Jolie fait l’objet d’un chantier de restructuration de 123,38 millions d’euros financé par la Région, le plus coûteux des grands chantiers de lycées actuellement recensés dans les Yvelines. Ces investissements portent sur les bâtiments et les équipements, un sujet distinct de la question des effectifs d’enseignants, d’AESH et de surveillants que porte le mouvement lycéen.
La suite à surveiller
Aucune réaction officielle n’a pour l’instant été communiquée par le rectorat de Versailles, la préfecture des Yvelines ou les mairies de Poissy, Mantes-la-Jolie et Limay sur les incidents de ce mardi matin.
En résumé, la matinée du 29 septembre 2026 restera marquée dans les Yvelines par des débordements localisés — tirs de mortiers à Poissy, feux de poubelles à Mantes-la-Jolie et Limay — survenus en marge d’un blocage lycéen qui s’étend désormais à l’échelle nationale. À ce stade, aucun bilan humain ou matériel n’a été rendu public, et l’attention se porte désormais sur une éventuelle reconduction du mouvement dans les prochains jours et sur les réponses que finiront par apporter les autorités compétentes.




